Les visas

Ah les visas pour l’Australie…. Vaste sujet !

Juste pour vous donner une idée : la Bible de l’immigration qui rassemble toutes les informations sur les visas comportent 1456 pages et énumère des dizaines de possibilités ! Difficile donc de tout résumer en quelques lignes.

Ci-dessous je liste les principaux visas, c’est à dire ceux qui sont les plus courants parmi les français qui partent pour l’Australie et aussi ceux qui sont les plus faciles à obtenir. Les autres visas nécessitent pour la plupart l’aide d’un avocat sur place afin d’établir lequel est le plus adapté et a le plus de chance d’aboutir.

Les informations pour chaque visa sont un point de départ afin de donner une idée générale du système. Les conditions d’obtention des visas ainsi que les coûts varient et peuvent être révisés jusqu’à 2 fois par an (en janvier et en juillet). Pour des informations complètes, rendez-vous sur sur le site du département d’immigration australien : http://www.border.gov.au/.

 

 

Le visa touriste porte bien son nom : il s’agit de ça et juste ça un visa pour faire du tourisme. J’insiste là-dessus car les services d’immigration australiens ne rigolent pas avec les règles. Il n’est donc pas envisageable de faire autre chose que du tourisme avec ce visa.

 

Les conditions

Etre en dehors de l’Australie pour obtenir le visa

-Détenir un passeport français (ou un autre étant sur la liste)

Les grandes lignes

-Valable pendant un an après la date d’obtention et valide pour 3 mois sur place -avec possibilité d’entrées et sorties du territoire multiples-

-Il n’est pas possible de le faire rallonger, par contre il est possible d’en demander un nouveau

Visa entièrement électronique  : il n’y a donc pas besoin d’une étiquette dans le passeport. Les informations sont disponibles en ligne pour les agences gouvernementales australiennes (immigration et autres), les compagnies aériennes et les agences de voyage.

 

Obtention du visa

2 options :
eVisitor visa- 651 peut être obtenu directement en ligne sur le site de l’immigration :  http://www.immi.gov.au/Visas/Pages/651.aspx. Ce visa n’a pas de coût.
ETA (Electronic Travel Authority) qui ne peut être demandé que par les agences de voyage, les compagnies aériennes ou autres agences gouvernementales en votre nom. En gros, si une agence de voyage organise votre séjour, vous pouvez aussi la laisser s’occuper du visa.

Normalement l’obtention du visa est très rapide (ou même instantanée) mais prévoyez quand même de le demander un peu avant la date du voyage (minimum 48 heures).

 

Le Working Holiday Visa (ou visa vacances-travail – je n’aime pas le terme de ‘PVT’ permis vacances-travail car ce n’est pas un permis, il s’agit bien d’un visa) a été développé il y a plusieurs années pour encourager un échange culturel et renforcer les liens entre les 2 pays en permettant à des jeunes d’avoir de longues vacances en Australie tout en travaillant ponctuellement pour les financer.

Attention, comme pour le visa touriste, il y a des règles très définies qu’il faut respecter -notamment en terme de travail-. Je connais deux personnes dont les Working Holiday Visas ont été annulés par le département de l’immigration pour non respect des règles liées aux temps de travail pour un même employeur. Toutes deux ont été obligées de quitter le pays immédiatement avec impossibilité de redemander un Working Holiday Visa. L’autre point qu’il faut garder en tête c’est que tout est enregistré et ce genre d’infraction ressortira au cours de toute autre demande de visas dans le futur avec un risque qu’elle soit rejetée.

 

Les conditions

Changements prévus pour janvier 2017 :
-l’âge limite passera de 31 ans à 35 ans
-le prix devrait être de 390$ au lieu de 420$

Avoir plus de 18 et pas encore 31 ans

Détenir un passeport français (ou un autre étant sur la liste)

Etre en dehors de l’Australie au moment de la demande et de l’obtention du visa

Avoir un billet de retour pour la France ou pouvoir justifier de fonds suffisants pour en acheter un

 

Les grandes lignes

-Valable pour un maximum de 12 mois sur place -avec possibilité d’entrées et sorties du territoire multiples.

Il est par exemple possible de faire un saut en Nouvelle-Zélande et de re-rentrer en Australie

-Le visa doit être activé dans les 12 mois de son obtention, c’est à dire qu’il faut entrer en Australie dans cette période sinon il est perdu.

-Il est possible de travailler pour une période maximum de 6 mois avec un même employeur, que ce soit à temps plein ou à temps partiel

Il est possible de faire un stage de 6 mois maximum auprès du même employeur

Il est possible de faire du volontariat pour 6 mois maximum auprès de la même compagnie

Il est possible d’étudier pendant un maximum 4 mois (ou 17 semaines de cours)

-Il n’est pas possible de faire étendre la période de travail auprès d’un même employeur ou de prolonger un working holiday visa

Il est par contre possible d’en obtenir un deuxième sous certaines conditions:

*Avoir toujours moins de 31 ans

*Avoir travaillé minimum 3 mois (ce qui signifie 88 jours travaillés) pendant le premier Working Holiday Visa dans un domaine particulier généralement agricole de type ‘Specified Work’ et dans une région particulière en ‘Regional Australia’. C’est un moyen pour L’Australie de combler un besoin en main d’oeuvre au niveau des exploitations agricoles et fermières au-delà des régions côtières.  Le département de l’immigration a ainsi établi une liste des jobs possibles avec les localisations géographiques acceptables et il faut combiner les 2 pour pouvoir bénéficier d’un deuxième working holiday visa. Exemple : cueillette et emballage de fraises à Caboolture.

*Pouvoir justifier de ce travail par des fiches de paie ou une référence de l’employeur.

Visa entièrement électronique  (ETA : Electronically stored Authority for Travel to Australia) : il n’y a donc pas besoin d’une étiquette dans le passeport. Les informations sont disponibles en ligne pour les agences gouvernementales australiennes (immigration et autres), les compagnies aériennes et les agences de voyage. Il est également possible pour le détenteur du visa de vérifier en ligne le statut du visa (dates et autres) avec le service de l’immigration VEVO -Visa Entitlement Verification Online.

 

Obtention du visa

Il y a 2 options principales :

le Working Holiday Visa – 417 peut être obtenu directement en ligne sur le site de l’immigration :   http://www.immi.gov.au/Visas/Pages/417.aspx.

-Il peut aussi être obtenu par l’intermédiaire d’organismes français pour ceux qui partiraient dans le cadre d’une formule plus encadrée.

Ce visa coûte actuellement $420 – info 2015. Une grosse augmentation du prix de ce visa a eu lieu au 1er septembre 2013.

Normalement l’obtention du visa est rapide (maximum 6 jours) mais il est quand même plus sûr de s’en préoccuper un peu avant de partir.

 

Pour avoir une idée sur les stages en Australie et comment ça fonctionne, allez voir la page : Les stages.

Pour un stage en entreprise, il y a deux options au niveau visa :

-soit un visa stage – ‘Training and Research Visa – 402’ détaillé ci-dessous,

-soit un ‘Working Holiday Visa’ détaillé fans l’onglet précédent.

Le visa stage  est un visa difficile à obtenir car il comporte plusieurs étapes et il demande à ce que l’entreprise d’accueil s’implique dans la procédure.

Depuis fin novembre 2012, le ‘Training and Research Visa – 402’ remplace le ‘Occupational Trainee Visa – 442’.

Il est composé de 3 sous-catégories : Stage en entreprise (Occupational Trainee), stage de recherche (Research) et développement professionnel (Professional Development). Les informations ci-dessous sont d’une manière générale valables pour toutes les sous-catégories : les grandes étapes sont les mêmes mais il y a de légères variations sur le nombre d’heures à exercer chaque semaine et la durée générale du visa.

 

Les 3 grandes étapes

Les démarches pour ce visa comportent 3 grandes étapes :

1. L‘entreprise d’accueil australienne doit faire une demande pour être sur la liste des entreprises ‘sponsors’ qui peuvent proposer et organiser des stages. Elle doit démontrer que ce qu’elle propose est bien un stage et qu’elle est en mesure de l’organiser de manière correcte.  Coût pour l’entreprise : $420 – info 2015

2. L‘entreprise australienne doit ensuite faire une demande ou ‘nomination‘ qui est la préparation d’une offre de stage précise dans un domaine défini avec des tâches et objectifs clairs. L’entreprise doit donner les conditions de travail et de stage au sein de l’entreprise, ainsi que le niveau et l’expérience requis pour les stagiaires qu’elle souhaite recevoir. Elle doit expliquer comment le stage sera structuré, quel en sera le thème et qui sera en charge. Lors de cette étape, l’entreprise doit aussi donner votre nom comme étant le futur stagiaire. Coût pour l’entreprise : $170 – info décembre 2015

Ces étapes 1 et 2 peuvent être faites ensemble en une fois.

Une fois que ces deux premières étapes sont validées, le département de l’immigration donnera à l’entreprise une référence ou un numéro particulier qui vous permettra de réaliser l’étape 3 – la demande de visa :

3. Enfin, c’est au stagiaire de déposer sa demande de visa. Les documents à fournir sont relativement limités : principalement des pièces d’identité et relevés bancaires. Il faut aussi souscrire à une assurance santé.  Coût pour le demandeur de visa : $360 – info 2015

 

Les conditions

Avoir au moins 18 ans

-Etre étudiant en France dans un cursus qui demande la réalisation d’un stage pour l’obtention d’un diplôme

-Avoir une entreprise australienne ‘sponsor’ (donc avoir trouvé un stage)

-Avoir un niveau d’anglais suffisant – dans le cas de ce visa, une attestation de l’entreprise d’accueil est suffisante

-Ne pas prendre la place d’un australien

Faire sa demande de visa par courrier uniquement

-Respecter les conditions générales du visa, notamment faire au moins 30 heures par semaine dans l’entreprise

 

Les grandes lignes

-Valable pour un maximum de 2 ans – avec entrées et sorties du territoire multiples

-Il faut respecter les objectifs et tâches fixés dans la ‘convention de stage’ pendant toute la durée du visa

-Il faut maintenir une assurance santé pendant toute la durée du visa

 

Obtention du visa

Aucune des 3 étapes requises pour ce visa ne peut être faite en ligne. Il faut envoyer les demandes par courrier directement en Australie au centre basé à Adélaïde.

A cause des différentes étapes requises, les temps d’obtention de ce visa peuvent varier grandement. A chaque étape le département d’immigration peut demander des documents supplémentaires ce qui peut rallonger les délais d’obtention. Si tout va bien, il faut compter au minimum 2 mois.

Dans ce cas précis de demande de visa stage, il est très vivement déconseillé d’acheter ces billets d’avion avant d’avoir le visa !

 

 

Ah si seulement il était possible de partir travailler en Australie juste avec sa valise sans se soucier de rien…

Si vous ne voulez pas faire du tourisme en Australie, que vous ne souhaitez pas faire un stage ou que malheureusement vous n’êtes plus très jeunes -plus de 30 ans-, il faut envisager une autre option de visa pour pouvoir partir travailler en Australie : le visa sponsorisé – 457 ou ‘Temporary Work (Skilled) visa – 457’ (Il a une nom un peu barbare en anglais celui-ci) !

Ce visa est sur le même principe que le visa stage ‘Training & Research’ – 402 et se fait par étapes.

 

Le principe

L’Australie a un principe d’immigration sélective en place : elle cherche à répondre à un manque de main d’oeuvre dans des domaines particuliers en accueillant des professionnels qualifiés sous un visa 457. L’idée est donc d’autoriser des entreprises locales à sponsoriser un étranger qualifié à venir travailler sur le sol australien pendant une durée définie.

 

Les 3 grandes étapes

Les démarches pour ce visa comportent 3 grandes étapes :

1. L‘entreprise australienne doit faire une demande pour devenir un ‘sponsor’. L’entreprise  doit démontrer qu’elle est une vraie compagnie et doit fournir les derniers bilans financiers. Elle doit aussi justifier qu’elle participe au développement professionnel de ses employés australiens. Coût pour l’entreprise : $420 – info 2016

 

2. L‘entreprise australienne doit faire une  ‘nomination‘ qui est la préparation d’une offre d’emploi officielle dans un domaine défini avec un titre et un code métier clairs -qui doivent être sur la liste des métiers en demande– ainsi que les qualifications requises. Elle doit prouver que l’emploi proposé est équivalent en terme de tâches et de salaire aux boulots des autres employés australiens. C’est aussi l’occasion pour l’entreprise de donner le nom du futur employé : vous ! Coût pour l’entreprise : $170 – info 2016

La partie délicate de cette étape -en lien avec l’étape suivante-, c’est d’être sûr que l’offre proposée est bien pour un métier sur la liste des métiers en demande : Liste des métiers en demande

La liste des métiers est révisée 2 fois par an en janvier et en juillet. Elle évolue en fonction du marché du travail australien et des besoins.

 

3. Vous faites votre  demande de visa. Les documents à fournir sont conséquents et parfois un peu délicats à obtenir, notamment :

Les justificatifs que vous possédez bien la formation ou le diplôme requis.

Il faut certes envoyer une copie des diplômes (et leur traduction officielle en anglais) mais aussi faire évaluer le diplôme par l’organisme australien indiqué sur la liste des métiers. Et ça c’est la partie un peu compliquée car en général cet organisme demande les notes de toutes les années d’études, une description des cours, le tout traduit en anglais et ça prend du temps. Tout ça a aussi un coût.

-La preuve de votre niveau d’anglais.

Ceci n’est possible qu’en passant l’IELTS et en pouvant justifier d’un score d’un minimum de 5 dans tous les domaines de compétences. L’IELTS ne peut être passé que dans les centres accrédités en France ou à l’étranger. Voir : http://www.ielts.org/. Là encore il faut prévoir du temps pour se préparer au test, trouver une date pour le passer -certaines périodes sont surchargées- et payer pour le test.

-Une lettre de référence de votre employeur précédent dans la langue d’origine et traduite disant que vous avez déjà occupé un poste similaire

-Votre CV en anglais

-Les résultats de la visite médicale et des radios des poumons par le centre médical accrédité  – encore de l’argent

-La preuve que vous avez pris une assurance de santé (assureur australien dans ce cas là – voir la page : Santé)

-et les papiers d’identité et autres extrait de casier judiciaire que je ne détaillerai pas ici car ils sont simples

Pas la peine d’essayer d’envoyer la demande sans avoir tous les papiers en se disant ‘c’est bon ça passera j’ai presque tout’ car elle sera rejetée directement. Le département de l’immigration est complètement inflexible.

Une fois que vous avez tout, vous pouvez envoyer vôtre demande. Coût de la demande de visa en elle-même : $1060 – info 2016.

Les règles ont un peu changé et les 3 étapes peuvent être faites en même temps ce qui permet de réduire les temps d’attente. C’est aussi une manière plus logique pour l’immigration d’approcher ce visa puisque toutes les étapes sont liées.

 

Les conditions

Etre sur la liste des ‘métiers’ reconnus ou en demande et avoir les qualifications requises

-Etre sponsorisé par une entreprise australienne

-Avoir un niveau d’anglais suffisant – dans le cas de ce visa, une attestation de l’entreprise d’accueil est suffisante

-Ne pas prendre la place d’un australien

-Avoir une assurance santé pendant toute la durée du visa

 

Les grandes lignes

-Valable pour un maximum de 4 ans – avec entrées et sorties du territoire illimitées

-Autorisation de travail pour l’entreprise sponsor pendant toute la durée du visa

-Possibilité d’emmener son conjoint ou ses enfants

-Il faut maintenir une assurance santé pendant toute la durée du visa

-La durée du visa ne peut être étendue par contre il n’y a pas de limites dans le nombre de demandes et il est donc possible d’enchaîner sur un nouveau quand le premier expire.  Par contre, il faut refaire une demande complète. L’avantage c’est qu’en général vous avez déjà les papiers de base.

 

Obtention du visa

Les 3 étapes requises pour ce visa peuvent être faites en ligne -et il est d’ailleurs recommandé de les faire en ligne plutôt que par courrier. Tous les documents peuvent être sauvegardés  en forme numérique sur le site de l’immigration.

A cause des différentes étapes requises que ce soit pour l’employeur ou pour le demandeur de visa -et je dirais surtout pour le demandeur de visa-, le temps réel pour obtenir le visa peut être de plusieurs mois -il faut probablement compter un minimum de 4 mois.  A chaque étape le département d’immigration peut aussi demander des documents supplémentaires ce qui peut rallonger les délais d’obtention. Si tout va bien, une fois que la demande est déposée (donc que tous les papiers ont été rassemblés) il faut compter 2 mois.

Dans ce cas précis, il est très vivement déconseillé d’acheter ses billets d’avion avant d’avoir le visa !

 

 

Certains visas sont simples à obtenir, d’autres le sont moins. Le visa sponsorisé 457 par exemple est assez compliqué, mais j’en ai personnellement obtenu 2 successifs donc c’est possible.

Pour les visas compliques, il peut être bon d’utiliser un agent de l’immigration. Pour une liste complète par localisation géographique : Agents d’immigration