Stages en Australie

La question des stages en Australie est un peu compliquée pour différentes raisons.

 

Pas de ‘stage’ pendant les études

Le concept même de stage n’existe pas réellement en Australie : les différents cursus de formation sur place n’exigent pas d’acquérir de l’expérience professionnelle pendant les études ou alors ce n’est souvent qu’un stage “d’observation” de quelques semaines. D’autre part, les études sont organisées différemment de chez nous avec un total d’heures par semaine allant de 12h à 20h ce qui incite beaucoup d’étudiants à travailler en parallèle soit dans des petits boulots soit dans la branche du diplôme en tant que ‘junior employee’. L’idée dans ce cas pour les entreprises est de prendre un ou plusieurs étudiants dès le début des études, de les former petit à petit, de les aider dans leur cursus universitaire en permettant une souplesse dans les horaires, le tout dans l’idée de les embaucher de manière permanente à l’obtention du diplôme (et accessoirement d’avoir de la main d’oeuvre par chère pendant quelques années !). Ce n’est pas un mauvais système car après 3 ou 4 ans au sein d’une compagnie même en tant que junior employee il y a des jeunes très compétents.
La réglementation du travail australienne définit un cadre clair dans chaque branche autour des ‘junior employees’ mais il n’y a rien autour des ‘stagiaires’. Il faudra donc expliquer à la compagnie que vous êtes à la recherche d’un ‘stage’ dans le sens français du terme et il faudra se mettre d’accord sur ce que cela implique.

 

Problèmes de visa

Une autre difficulté pour un stage est la question du visa. Juste pour clarifier les choses, il n’est pas possible de faire un stage sous un visa touriste. Il n’y a que deux options :

  • 1. L’option idéale, qui est aussi l’option la plus compliquée, est de faire une demande de visa stage ou ‘Training & Research Visa – 442‘.
    Ce visa est valable pour un maximum de 2 ans. Cette option est à abandonner quasiment immédiatement si vous envisagez un stage au sein d’une petite entreprise ou d’une entreprise qui n’a jamais eu à gérer des questions d’immigration. Les démarches sont complexes et demandent du temps ce que peu d’entreprises seront prêtes à faire pour un stagiaire, qui plus est un stagiaire étranger ! Pour des détails précis sur ce visa 442, jetez un oeil sur la page Les visas

  • 2. La deuxième option qui est bien plus simple est de faire une demande de ‘Working Holiday Visa‘.
    Ca peut être la meilleure solution pour un stage de moyenne durée (de 2 à 6 mois). L’avantage c’est que la compagnie ne s’occupe de rien, c’est au futur stagiaire de faire sa demande de visa et celle-ci est simple.

 

Trouver un stage

Inutile de contacter le consulat australien, la chambre de commerce (FACCI) ou Polyglot car ils sont débordés de demandes et n’ont pas pour vocation de trouver des stages ou de proposer des stages. Ils ne répondront donc pas.

Certains organismes payants français proposent de trouver des stages et d’organiser les papiers. Ca peut être une solution -solution assez chère cependant !- dans certains domaines notamment tout ce qui est marketing, pub ou communication mais dans d’autres comme le mien ‘architecture et construction’, il n’y a pas d’offres de stages et ces organismes ne seront pas en mesure de trouver quoi que ce soit. Attention aussi à la publicité un peu mensongère disant ‘faites un stage en Australie, ce sera le début de votre grande carrière’… Ca a peu de chance d’être vrai pour la raison mentionnée en haut de cette page.

La meilleure approche est de :

  • – Contacter des entreprises françaises avec une présence en Australie car elles peuvent avoir des possibilités de placements. Le problème c’est que tout le monde a la même idée, le résultat n’est donc pas garanti
  • – Faire une recherche des entreprises australiennes qui vous intéressent et les contacter directement

Dans tous les cas, il faut commencer les recherches très tôt, minimum 6 mois avant de vouloir partir !

 

Difficile mais pas impossible

Faire un stage en Australie n’est donc pas évident mais ce n’est pas impossible. Ca dépend des objectifs du stage ainsi que des compromis / sacrifices que vous êtes prêts à faire.

Pour avoir une chance de trouver quelque chose, il faut :
être étudiant ou être un professionnel qui a besoin d’approfondir ses connaissances dans sa spécialité -notamment pour l’obtention du visa 442
-avoir un bon niveau d’anglais -que ce soit pour la phase de démarchage ou la phase de stage elle-même
commencer les recherches très tôt (minimum 6 mois avant la date de départ souhaitée)
-être en mesure d‘expliquer en anglais votre projet et vos objectifs
-expliquer ce que vous pouvez apporter à l’entreprise et ce qu’elle peut vous apporter
-être prêt à faire un stage non-rémunéré ou très peu rémunéré (une idée peut être de proposer une rémunération en ligne avec le barème de ‘junior employee’)

 

Mon expérience personnelle

Je n’ai pas fait mon stage de fin d’études en Australie mais à New York.
Ca a été difficile à tous les niveaux : j’ai commencé par me battre avec mon école qui ne voulait pas accepter que le stage de fin d’études soit fait à l’étranger (et qui m’avait dit au départ que si je choisissais cette option je devrais en refaire un en France pour valider le diplôme). A force de négociations, l’administration a accepté la proposition et a reconnu après la présentation du rapport de stage que c’était finalement une très bonne expérience très instructive pour tout le monde.

J’ai passé 7 mois à chercher tous azimuts à travers tous les Etats-Unis : les contacts que j’avais et que je pensais solides n’ont pas abouti et j’ai donc décidé de contacter des entreprises américaines directement. J’ai essuyé de très nombreux ‘merci pour votre demande, mais non merci’ et des dizaines d’emails sont restés sans réponse.

J’ai du complètement revoir ma stratégie d’approche et finalement j’ai obtenu deux offres de stage : une à San Francisco et une à New York. J’ai choisi celle à New York -principalement pour des histoires de dates- et j’ai ensuite passé 3 mois à organiser le visa pour pouvoir partir. Le visa étudiant américain a des conditions assez proches des conditions du visa 442 australien et ça a donc demandé beaucoup de travail, notamment avec l’entreprise sur place. Lors de cette demande de visa, j’avais un très bon niveau d’anglais puisque c’était après mon année d’échange en Australie et j’avais aussi à l’époque passé le TOEFL dontle score attestait de mon niveau général. J’ai finalement obtenu mon visa et j’ai pu partir -un peu en retard par rapport à mes camarades de promo qui faisaient leur stage en France…-. Ca a été une expérience très enrichissante à tous les niveaux !

 

Si vous souhaitez de l’aide avec votre CV, votre lettre de motivation ou pour expliquer à une entreprise australienne quel est votre projet et ce que vous recherchez, contactez-moi 

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